1921-23. El Trofeu Armangué (II) La “foule” provoca la suspensió.

21 de maig 1922. El fatídic número 13.

Arriben els francesos, i ocupen tot l’espai, tècnic, de marques i conductors, amb col·laboració local. Tot semblava preparat i en ordre. La gent, col·locada al llarg del recorregut, tranquil·la. Però va passar… Els mitjans expliquen i repliquen una sola versió de l’accident. No esmenten la fatalitat paral·lela, amb més morts (veure la nota del Diario de Tarragona):

Motocyclisme. Coincidence de dates! La saison motocycliste est quelque peu chargée… Qu’on en juge: le 21 mai, se court à Barcelone une épreuve réservée aux cyclecars, le Trophée Armangue, d’autant plus intéressante qu’elle coïncide avec le Salon automobile de Barcelone. Mais, le même jour, a lieu en France le Grand Prix du M. C. de Lyon, épreuve non moins intéressante puisqu’elle est la première éliminatoire du championnat de France vitesse et, par conséquent, à laquelle il est presque impossible de ne pas participer.” (21/03/1922, L’OEuvre).

20/05/1922 La Jornada deportiva. Fotografia Acolorida

Une course de cycles-cars en Espagne. Demain dimanche sera disputée en Espagne une grande course de vitesse pour cycles-cars, dite Trophée Armangué, organisée annuellement par le Moto-Club de Catalogne. Cette épreuve est réservée aux cycles-cars biplaces de 1,100 cmc. pesant 175 kilos au mínimum et 350 kilos au maximum. Elle se disputera sur 364 kilomètres, soit 12 tours du circuit Tarragone – Secvita – Valmoll – Tarragone  (30 kil. 284). Vingt-six-concurrents sont engagés dans cette épreuve, et l’industrie française est représentée par les marques Salmson, E. H. P. et Sénéchal.” (21/05/1922 Le Temps).

Les Espagnols s’intéressent aussi aux cyclecars : ils organisent-demain une course de vitesse appelée Trophée.-Armangué, auquel trois marques françaises prendront part. Elles auront contre elles vingt-trois voitures étrangères.” (21/05/1922 LIntrasigeant).

21/05/1922 Catalunya gràfica. Fotografia acolorida

El mateix dia 21 La Liberté escriu “Trois nageurs français courrent demain, en Espagne, le trophée Armangué.” No van venir a nedar, precisament… El Diario de Tarragona publicava una columna diària sobre la cursa, fent com un compte enrere. d’allí copiem la descripció del buffet reservat als espectadors de pagament: “Menú: Entremeses variados.—Tortilla con jamón.— Langostinos, salsa mayonesa.—Panachée de fiambres.—Filete a la broche.—Dulces.—Frutas.—Media botella de vino Castell de Cunit. Precio por cubierto, 17,50 pesetas. Plazas limitadas.”

Benoist, un dels candidats al triomf, esperant sortir.
Una imatge de l’aleshores Passeig de les Muralles, amb la gernació amatent.

El número fatal

Une course d’autos qui finit mal par suite de l’imprudence de la foule. QUATRE TUÉS. Barcelone, 21 mai. La course de cycle-cars pour le trophée Armangue avait lieu aujourd’hui sur le circuit de Tarragone. Elle a dû être supprimée après un accident survenu sept kilomètres après le départ. La foule, débordant le service d’ordre, envahit la route. Le coureur Lombard arrivait à ce moment, à la vitesse de 130 kilomètres à l’heure. Une culbute terrible se produisit. Lombard s’en tira avec quelques égratignures, mais son petit mécano Pepino fut tué, ainsi que trois des imprudents spectateurs. La course, qui avait réuni 20 partants et dont le départ avait été donné à 11 heures, fut arrêtée.” (22/05/1922 Le Matin, p. 1)

Així va quedar l’autocicle accidentat

Le Trophée Armangué. Le Real Moto Club de Catalogne avait organisé, dimanche dernier, une épreuve automobile, le Trophée Armangué, qui avait réuni vingt concurrents, dont trois français au départ. La foule envahissant la route motiva un grave accident, dont notre champion de France du cyclecar, Lombard, fut la victime et qui occasionna l’àrret de l’épreuve. Trois spectateurs et le mécanicien de Lombard ont succombé des suites des blessures consécutives à cette collision.” (23/05/1922 Le Figaro).

Une course d’autos qui finit mal par suite de l’imprudence de la foule. — La course de cycle-cars pour le trophée Armangue avait lieu aujourd’hui sur le circuit de Tarragone. Elle a dû être supprimée après un accident survenu sept Kilomètres après le départ. La foule, débordant le service d ordre envahit la route. Le coureur Lombard arrivait à ce moment, à la vitesse de 130 kilomètres à l’heure. Une culbute terrible se produisit. Lombard s’en tira avec quelques égratignures, mais son petit, mécano Pepino fut tué, ainsi que trois des imprudents spectateurs. La course, qui avait réuni 20 parlant; et dont le départ avait été donne a 11 heures, fut arrêtée.” (23/05/1922 L’Express de l’Est et des Vosgues)

Tots els diaris i mitjans impresos en van parlar. El millor resum és el de l’atestat, del que sembla va disposar el Diario de Tarragona:

23/05/1922, p. 1

LA COURSE TRAGIQUE. UNE AUTO CAPOTE AU CIRCUIT DE TARRAGONE PAR SUITE DE L’IMPRUDENCE DE LA FOULE. IL Y A QUATRE TUÉS

— La course de cycle-cars peur le trophée Armangue avait lieu hier sur le circuit de Tarragone. Elle a dû être supprimée après un accident survenu sept kilòmetres après le départ. La foule, débordant le service d’ordre, envahif la route. Le coureur Lombard arrivait à ce moment, à la vitesse de 130 kilomètres à l’heure. Une culbute terrible se produisît. Lombard s’en tira avec quelques égratignures, mais son petit mécano Pepino fut tué, ainsi que trois des imprudents spectateurs. La course, qui avait réuni vingt partants et dont le départ avait été donné à onze heures, fut arrêtée.

QUELQUES DETAILS SUR L’ACCIDENT. A quelques kilomètres des tribunes, le Français Lombard, en pleine action, se trouva soudain devant une portion de route envahie par le public, qui a débordé en cet endroit le service d’ordre. Malgré tous ses efforts, il ne peut éviter la catastrophe; le choc se produisit, et il culbute. Lui-même se relève sans trop de mal, mais son mécanicien, Pepino, et quatre spectateurs gisent inanimés en travers de la route. Pendant que Lombard revient aux tribunes, des voitures d’ambulance et des représentantsde l’autorité arrivent sur les lieux de l’accident.

Les deux autres coureurs français, Bueno et Palazon, s’arrêtent et abandonnent; leur geste est bientôt suivi par tous les autres concurrents, devant l’impossibilité de disputar une course régulière et le risque de nouveaux accidents. D’ailleurs les Organisateurs décident à ce moment d’interrompre la course.” (24/05/1922 Le Creusotin, p. 1)

Fins i tot la premsa francesa li va dedicar portades:

Le Trophée Armangué ou un peu de prudence s. v. p. Le second Trophée Armangué, la grande épreuve de vitesse pour cyclecars, organisée par le Real Moto-Club de Catalogne et qui se courait dimanche dernier sur le circuit de Tarrngone, a été interrompu et annulé par un accident trés grave. A qualques kilomètres des tribunes, le service d’ordre Insuffisant fut déborde par la foule. L’excellent conducteur Lombard, qui pilotait avec sa maestria habituelle un cyclecar Salmson, ne put éviter, à toute allure, un groupe de curieux qui avaient envahi la route. Onze d’entre eux furent blessés plus ou moins grièvement, cinq autres furent tués ainsi que le pauvre Pepino, le dévoué «mécano du pilote. Ce dernier, par contre et fort heureusement, no reçut que des blessures légères.

Pour que pareil accident ne se renouvelle pas, en Espagne, en France ou ailleurs, ii faudrait inculquer á la foule, enthousiaste sans doute mais imprudente souvent, le sentiment de l’obéissance, de la discipline et de la nécessité qu’il y a dans toutes les courses. à observer strictement les consignes, parfois vexatoires mais toujours sages, édictées par les organisateurs et à obeir aux agents du service d’ordre chargés de les faire respecter.” (25/05/1922. L’Aéro-sports)


Segueix Trofeu Armangué (III)

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